Vous pensiez que j'allais parler du gentil pêcheur écolo, pas celui qui pêche à la dynamite ni au parpaing, celui qui embroche asticots, larves et vers avant de les noyer, ou larde d'hameçons un poisson encore vivant connu sous le doux nom de "vif" avant de le lancer à l'eau histoire qu'il se fasse avaler, parfois à plusieurs reprises, le but étant alors d'empaler sur un bout de métal un poisson qui va agoniser lentement par manque d'oxygène? Non plus.

Vous pensiez que j'allais m'attaquer à la ménagère vaporisant des neurotoxines pour faire fuir ou tuer les sales bêtes de la maison, empoisonnant les placards, gluant portes et fenêtres, dispersant des appâts empoisonnées le tout pour tuer, sans odeur mais pas toujours très rapidement, toutes sortes de bestioles repoussantes, vertébrées ou pas? Encore une fois non!

Ma cible est la cuisinière (ou le cuisinier, donc pas l'appareil ménager).
Ca y est, vous vous dites : mais qu'est-ce qu'il raconte encore? C'est simple :

  • à l'heure où tout un chacun verse sa larmette et est prompte à fustiger le chasseur;
  • à l'heure où on se moque du pêcheur qui pourtant est bien obligé de lâcher du poisson dans les rivières (tout comme le chasseur lâche des poilus ou des plumés) avant de pouvoir les pêcher;
  • à l'heure ou la ménagère intoxique toute sa famille avec toutes sortes de produits neurotoxiques, vapeurs diverses et variées;
  • à l'heure ou les technophiles de la maison permettent à tous de baigner dans toutes sortes de champ électro-magnétiques dont personne ne cherche vraiment à connaitre les effets à long terme;

La ménagère, elle, agit :

  • ébouillante des crustacés encore vivants;
  • découpe en rondelles toutes sortes de végétaux;
  • éviscère une volaille pour son foie gras;
  • saigne le cochon pour faire du boudin;
  • massacre dans l'oeuf les futures volailles et futurs alevins;
  • carbonise les pauvres levures qui font gonfler gâteau et pain;
  • prive de nourriture des escargots bien gras avant de les ébouillanter;
  • cisaille les muscles des mollusques encore vivants afin qu'ils puissent se faire avaler sans la coquille, toujours vivants, baignant parfois dans un bain d'acide (citron ou vinaigre)

Le tout, pour nourrir les sbires de la cuisinière : les convives.

Bon massacre et bon réveillon ;)

Comme je suis sympas, je vous épargne le paragraphe suivant traitant de la contamination de la nourriture stockée trop longtemps dans des emballages gavés de bisphénols et autres conchoncetés ou de l'intoxication due à toutes sortes de produits phytosanitaires et autres pesticides contenus dans la nourriture.