Les algues vertes sont toxiques. Il paraît que c'est nouveau, surtout depuis que l'INERIS (Institut National de l'EnviRonnement industriel et des rISques) a pris la peine de vérifier ce que les locaux savaient déjà. Du coup, défilé de personnalités interrompant brutalement leurs vacances[1], avec visage grave de circonstance et j'en passe. C'est donc nouveau : l'algue verte bretonne est moche, sent mauvais, et produit un gaz (hydrogène sulfuré) potentiellement mortel en se décomposant.

Qui est-ce qui nettoyait les plages pour que le touriste puisse s'y rendre? Les collectivités locales!

Qui est-ce qui va mettre la main à la poche histoire de ne pas nettoyer mais de dépolluer les plages (admirez le changement de mot)[2]? L'Etat bien sûr!

Mais qui est-ce qui est responsable de tout ceci? Les nitrates mon bon môssieur, et d'origine agricole en plus. Et oui, la Bretagne et le pays des éleveurs de cochons. L'agriculture intensive locale ne change même pas ses méthodes alors même qu'au niveau européen la France est montrée du doigt, alors même qu'on a pondu un grenelle machin truc et que tout le monde parle de développement durable. Le paysan breton lui préfère s'amuser comme on peut le lire dans cet article.

Encore une bien belle illustration du principe du pollueur-payeur, ce machin assez compliqué à mettre en place en France (sauf quand il s'agit de balancer une taxe verte sur les ménages) et dans lequel on parle d'éthique, de responsabilité, de principe de prévention... Seule réponse possible que je vois au tout petit niveau de moi : ne plus acheter de viande de porc venant de Bretagne[3] sauf s'il s'agit d'un élevage, comme il en existe même là-bas, forcément peu nombreux, dans lequel les effluants sont recyclés ou traités avec une réelle efficacité.

Notes

[1] phrase très à la mode depuis la fin de l'été 2003.

[2] Et histoire de ne pas se faire condamner une fois de plus par l'Europe.

[3] tout comme je n'achète plus de thon rouge d'ailleurs!