Dire que je me préparais un joli billet sur le sujet, puis plus rien! Ça devait s'appeler les perles de la crise (ou quelque chose comme ça). Trop déçu le moi je suis là. donc plein de thèmes en vrac, car aucun ne vaut le coup de faire un billet pour lui tout seul!

En cette période de crise disparue, je n'ai pu m'empêcher de noter un certains nombre de choses :

  • mais quelle est l'origine de cette crise? Parce qu'en fait ou nous sort que c'est à cause des vilaines banques US qui ont pris des risques. mais pourquoi les ménages n'ont plus pu rembourser leurs crédits? la faute à qui?
  • la crise affecte le système bancaire mondiale, elle est même partie des États-Unis il y a plusieurs mois, et c'est dans l'urgence qu'on prend enfin les mesures en France. Quelles mesures au fait? Mettre à disposition plein d'argent à des banques françaises dites solides, qui se précipitent pour toucher le magot et, visiblement, ne redistribue rien (ou si peu) aux entreprises (ce qui semblait être le but, ou en tout cas celui que j'ai compris). C'est d'ailleurs assez drôle de constater qu'en cette période de problèmes bancaires, il y a plein de pubs sur les banques à la télé... Il n'y aurait pas comme un problème? Surtout que j'ai cru comprendre que s'il y a bien un organisme chargé de distribuer l'argent, les contrôles pour savoir ce qui est vraiment fait avec semblent être plutôt absents ou en tout cas légers.
  • les mesurettes passées en catimini se multiplient :
    • libéraliser le travail le dimanche, sur la base du volontariat parait-il, alors même que les mises en chômage partiel se multiplient;
    • permettre aux personnes du privé de travailler jusqu'à 70 ans, alors même que la coutume, en France, est de virer toute personne s'approchant dangereusement de 45 ans. Un vieux coûte trop cher, et l'emploi des jeunes (en général moins de 25 ans et peu qualifié) est aidé par l'État;
    • permettre aux personnes du public de travailler jusqu'à 65 ans. Pourquoi cette différence par rapport au privé? C'est plus difficile de travailler dans le public? Ou est-ce que ce serait pour éviter que cela coutre trop cher à l'État? Et pendant qu'on y est, un fonctionnaire pourra-t-il, comme dans le privé : cumuler retraite et travail à temps partiel?
    • ...

Bref, je n'y vois ni plus ni moins que l'annonce prochaine d'une retraite impossible à prendre avant 65 ans dans le meilleur des cas. Bientôt ils vont nous inventer la prime "urne" ou la prime "cercueil" : tant qu'à travailler jusqu'à en crever, autant qu'on nous paie l'enterrement. Et je passe sous silence un certains nombres de choses du genre :

  • Un enseignant doit être en pleine possession de ses moyens et être capable d'assurer la sécurité des élèves qu'il a en charge à tout moment. Donc dès qu'il va travailler avec une entorse à la cheville, il ne remplit pas les conditions, par contre s'il se traîne à 65 ans dans les escaliers, ça ne gênera personne. Et le fossé entre prof et élèves n'a pas fini de s'agrandir : un pépé de 65 ans comme prof? Quelle horreur!
  • les métiers impliquant la sécurité : conducteur de train, pilote d'avion, chauffeur de bus ou de taxi... il ne faudra pas les faire travailler au moment de la sieste;
  • les maçons de 70 ans, on ne devrait pas en voir beaucoup non plus...

Donc faire une réforme en prenant comme exemple les différentes représentations nationales n'est pas une bonne chose : il est vrai qu'être parlementaire et sénateur n'est pas un métier non plus parait-il, même si certains le sont presque à vie et s'endorment souvent sur les bancs.

Deuxième grand point : pourquoi ne parle-t-on plus de la crise? A cause des élections présidentielles américaines, évènement planétaire s'il en est. Très franchement, je pensais être tranquille de ce côté-ci pendant 5 ans, tellement les dernières élections françaises ont été traitées de façon navrantes. Mais là, c'est pire. Qu'est-ce qu'on se fout de l'avis du redneck de base à tendance raciste ou pas! Qu'est-ce qu'on en a à faire de la famille des candidats, de leurs croyances religieuses et de tout le reste? Ceux qui croient que la politique extérieure des USA va changer, car c'est bien la seule chose qui pourrait nous intéresser, se trompent :

  • les américains continueront, d'une façon ou d'une autre, à chercher à mettre la main sur les réserves mondiales de pétrole;
  • les américains continueront, d'une façon ou d'une autre, à foutre le bordel dans le monde entier pour des raisons commerciales;
  • les américains continueront, d'une façon ou d'une autre, de s'opposer à l'Europe et à lui mettre des battons dans les roues en jouant une partie d'échec avec leurs pions alliés européens.

Alors après, qu'ils aient un président noir ou pas, qu'est-ce que ça peut changer pour nous? Rien. Par contre que des journalistes français s'interrogent sur le fait quune chose pareille ne soit pas possible en France, c'est de la science fiction! Pourtant il suffit de regarder l'assemblée nationale, le sénat, les maires, les conseillers régionaux et départementaux : tous aussi blancs les uns que les autres (et à dominance catholique), avec une tendance nette pour le secrétaire/conseiller... à l'origine non européenne : si ça ce n'est pas de la ségrégation!

Troisième point : la France sous la flotte. Très grosse déception : le sujet n'est même pas traité en premier, aucune explication parlant de l'effet de serre qui aurait été le coupable désigné il y a peu. pas de petit miracle local, rien! A croire que les fleuves ont à peine débordé!

Les fêtes de Noël approchant, d'après les publicistes qui inondent la télé, les boites aux lettres virtuelles ou pas, les misères du monde et surtout celles de France devraient cesser, on aura alors l'immense privilège d'habiter un pays qui feraient pâlir de jalousie les bisounours!