C'est l'histoire d'une flamme qui fait pschit!
Par Stéphane Bonhomme le lundi, avril 7 2008, 20:53 - Coup de gueule - Lien permanent
Ou comment, à force de pratiquer l'art du grand écart en vue des prochains jeux olympiques, on fini par perdre les deux jambes.
Il était une fois un comité, répondant au doux nom de CIO! Ce comité, en un temps hyper reculé dans notre société moderne (en l'an 2001 donc) avait pris une décision hyper courageuse parait-il, en attribuant les jeux olympiques de 2008 à la Chine. Il fallait ouvrir les jeux à tout le monde, il fallait intégrer un peu mieux un pays représentant un cinquième de la population mondiale dans une communauté internationale complaisante et bienveillante et adorant avaler des couleuvres. La Chine aurait ses jeux si elle montrait qu'elle respectait les libertés individuelles. Ce magnifique pays a depuis montré à plusieurs reprises que, lors des évènements sportifs internationaux, le ménage était fait dans ses habitants en mettant tout ceux en désaccords avec la politique officielle, au vert ou sous terre, mais toujours par mégarde.
Ne mélangeons pas tout : le sport n'est pas de la politique. Sauf qu'attribuer les jeux à une démocratie totalitaire est un acte politique. Et quand on voit comment la communauté internationale est frappée de latence impressionnante pour dire que ce qu'il se passe en Chine actuellement n'est pas synonyme de liberté ni de droit(s) de l'homme, alors forcément les peuples ne se gènent pas pour le faire savoir.
Oui c'est dommage que des athlètes français s'en soient pris dans les dents parce qu'ils portaient la flamme olympique.
Oui c'est dommage que des gens se sentent obligés d'éteindre la flamme qui a perdu toute sorte de virginité depuis longtemps.
Oui c'est pathétique de voir un encadrement chinois éteindre la flamme et finir la balade en bus.
Mais à qui la faute? A ceux qui ont voté pour une soit disante démocratie :
- traquant les supposés subversionnistes au sein de son propre peuple en leur faisant trop souvent payer le prix fort;
- pratiquant l'espionnage industriel à outrance, et n'hésitant pas à sortir des copies sous l'appellation nouveautés;
- exploitant, pour des salaires de misère, des êtres humains pour des firmes occidentales recherchant le profit avant tout[1];
- n'ayant strictement rien à faire des remarques des autres pays. Ces derniers le savent bien, et se gardent bien de toute critique trop véhémente risquant de faire perdre des contrats.
Bref, la Chine (surtout ses dirigeants) se fout de tout et de tout le monde, le fait savoir, et tient tout le monde par les cou...es, et ça, c'est ce qui me dégoûte le plus.
Alors expliquez moi ou se trouve l'esprit de l'olympisme dans cette vaste mascarade, sachant qu'on sait déjà que les athlètes amateurs, tous plus blanc que neige, vont s'en mettre plein les poches, les télévisions aussi, le CIO surtout... et que les gens ne pensant pas comme il faut en Chine, vont, dans le meilleur des cas et comme d'habitude, passer quelques années au trou, ou se faire massacrer s'ils habitent en haut sur la montagne?
Notes
[1] En passant, joli mélange de capitalisme et de communisme.
Commentaires
Je ne dirai qu'un seul mot : BRAVO !