Paris-Dakar et écologie : enfin ça peut aller ensemble!
Par Stéphane Bonhomme le vendredi, janvier 4 2008, 13:55 - Inutile - Lien permanent
Cette année, on peut vraiment le dire, ce rallye, peut être rangé dans la catégorie sport (parait-il) mécanique. Il respectera l'environnement, s'inscrira dans la grande ligne biscornue et pointillée (espacés les pointillés) du Grenelle de l'environnement et pourra même être coté en bourse dans la catégorie développement durable.
Je suis désolé pour le passionné qui aura investi une année de travail et d'argent pour ce grand rendez-vous[1]. De façon bien générale je suis même prêt à verser une larmette (sortant de mon robinet) de compassion!
La Terre me fait dire qu'elle remercie les GO.
Notes
[1] En fait, je suis surtout désolé pour ceux qui comptaient utiliser un véhicule construit avec des matériaux non issus du pétrole et utilisant un carburant réellement renouvelable : air comprimé, électricité d'origine éolienne ou photovoltaïque... Il n'y en a pas? A ben zut alors!
Commentaires
Etant en vacances, loin de mon portable et n'ayant pas eu le temps de me connecter sur la toile, je n'ai appris la suppression "du Dakar" qu'en lisant "Le Monde" dans l'avion du retour vers mon beau pays d'Azur (tu parles !). Je voulais écrire un billet à ce sujet, mais je constate que tu l'as déja fait, ainsi que d'autres ... n'en parlons plus, ce n'est pas une perte.
Au fait, meilleurs voeux à tous :)
Tous les ans, depuis 30 ans, début Janvier, une longue procession de Véhicules à 2, 4 ou 6 roues, environ 800, se déplace depuis Paris ou à partir d’une autre métropole européenne en direction du Sénégal, plus exactement jusqu’a Dakar.
Le but : venir en aide à des populations victimes de sous alimentation et d’un état sanitaire déplorable.
Vu l’urgence de l’opération ce long et difficile parcours doit être mené avec la plus extrême rapidité.
Particuliers, constructeurs automobiles, industriels, medias, tous sont mobilisés, l’équivalent du budget de la santé d’un pays comme le Mali est mis dans le pot commun (10 millions d’euros).
Alors un grand merci à tous ces bénévoles qui ne comptent ni leur temps ni leur argent et qui parfois au risque de leur vie, viennent au secours des plus défavorisés.
Certains mauvais coucheurs mettent en avant le budget de fonctionnement ; soyons sérieux, sous prétexte de venir en aide à plus pauvre que soi nos bénévoles devraient se déplacer en 2 cv et rouler au bioéthanol ?
Dormir à même le sol ? Manger des racines ?
Nous ne sommes pas au « Marathon des Sables » ou de malheureux bipèdes courent à travers le désert, munis de simples baskets.
L’impact sur l’environnement ?
Une plaisanterie ! seulement 1,5 million de litres de carburant, est utilisé ; l’emprunte écologique est négligeable : un véhicule ne génère que 110% de l’emprunte écologique produite par un africain pour toutes ses activités.
La débauche de technologies utilisées serait, paraît-il inconvenante…
Mais sans hélicos, avions relais, téléphones satellites, comment ferions-nous pour lire sur le visage de tous ces êtres sauvés d’une mort certaine, leur gratitude envers leurs sauveurs ?
Alors oui j’entends certains qui parlent de vies fauchées sur le bord des pistes !
Mais quoi ! 39 morts dont 23 Africains (8 enfants) est-ce la faute de nos pilotes, si ces pauvres malheureux se jettent sous leurs roues pour être les premiers à bénéficier de leurs dons ?
Alors s’il vous plait un peu de pudeur Laissons notre cœur parler