On entend parler, comme si c'était du foot d'ailleurs, de recrutement, de combat, de fourbissage d'armes et j'en passe. Le pacte des uns n'a d'égal que le plan des autres et j'en passe (là aussi). Pendant tout le premier tour, les noms d'oiseaux déguisés en petites phrases débilo-logiques ont fusé dans tous les sens, surtout à l'encontre du centre, ce qui montre bien à quel point les arguments des deux finalistes n'ont plus la force balistique d'avant. Bref, l'électeur du milieu est au mieux un (sic) mouton égaré, genre, c'est bon on a compris, vous n'êtes pas d'accord avec nous, mais maintenant il faut se rallier à nous, tout ça.... Euh, mais pourquoi le feraient-ils? Et c'est là que je raccroche avec mon sujet : comment attirer l'électeur du milieu ?

  • il faut être gentil avec lui, comme si on l'avait toujours apprécié (depuis au moins 2 jours),
  • on est prêt à modifié 2 ou 3 trucs dans le pacte/plan machin histoire de l'amadouer,
  • on attire ses amis dans son groupe,
  • on invite les gens qu'il aime bien dans son QG,
  • on évite les sujets qui fâchent.

Bref, le genre de manoeuvre à deux sous qui consistent à attirer le faible d'esprit dans une direction qu'il n'aurait jamais pris si on ne l'avait pas sollicité, quitte à changer de direction pour certains thèmes... ça s'appelle comment à votre avis?

Bref, quand la participation dépasse les 80%, le comportement est le même au second tour, donc au final qu'est-ce qui a changé dans la façon qu'ont certains de faire de la politique? Rien. Et ce n'est pas le porte-à-porte honteux des uns prêts à raconter n'importe quoi sur le candidat d'en face, ni le tout sauf machin ou le aimez moi je suis sympa... qui va changer quoi que ce soit. Un politicien est prévisible : ses idées ne sont pas des convictions mais viennent de ses conseillers/amis[1], et ses convictions dépendent de l'opinion public (très changeante et facilement manipulable), quitte à dire l'inverse de ce que l'on pense, en partant du principe qu'un candidat pense à des idées mais sans conviction.

Notes

[1] Un fait intéressant et de remarquer que plus un candidat a de conseillers, plus il gaffe et moins il a d'idée... ce n'est pas très logique, mais c'est comme ça.