Nous avons donc 12 candidats officiellement en course : 4 femmes et 8 hommes. La supposée parité vient de prendre du plomb dans l'aile. Je sais, on va me sortir toutes une série d'arguments m'expliquant par A + B que la parité n'est pas possible dans ce cas précis.

Parmi ces candidats on n'a de quoi se délecter :

  • un candidat fils d'un immigré hongrois qui a comme cheval de bataille essentiel la lutte contre l'immigration,
  • un candidat issu d'un milieu bourgeois et même militaire, ayant beaucoup de références religieuses dans son discours (quoique moins maintenant) se réclamant de gauche et qui a pour particularité d'avoir une solution pour tous les problèmes,
  • un candidat, actuellement troisième (ou second à égalité avec celui cité juste avant) dans les sondages, tiens un discours proche de la logique floue,
  • un autre candidat issu d'un milieu paysan, avec un casier judiciaire qui commence à se remplir, et qui se présente alors que pour être un simple fonctionnaire d'état il ne faut pas avoir de casier judiciaire... appréciez la chose à sa juste valeur. Bref, un candidat pion, uniquement là pour piquer des électeurs au candidat nommé en second,
  • un candidat qui se réclame de l'écologie, mais qui est surtout de gauche, l'écologie n'étant qu'un moyen de se démarquer du candidat cité en second, parce que son passage dans le ministère de l'environnement, nous a seulement valu de devoir afficher une vignette en plus sur la voiture, vignette qui ne sert à rien,
  • un candidat se réclamant du parti des travailleurs. Ce candidat ayant la particularité d'avoir travaillé (actuellement retraité) dans une banque qui a coûté des centaines de millions d'euros aux contribuables : l'honnêteté intellectuelle n'est pas ce qui semble toucher le plus ce candidat,
  • un candidat dont le discours rassure, mais dont le programme est toujours rempli de ségrégation et de rejet,
  • d'autres candidats sur lesquels je ne sais pas quoi dire.

Avec une telle vision des candidats, on se demande s'il faut voter pour un candidat ou contre plein de candidats. Et c'est bien ce qui risque de se passer, car après avoir pratiqué surtout deux types de formations politiques, on se dit que l'une ne rattrape pas l'autre, et que si c'est pour passer son temps à faire croire qu'on va défaire ce qu'a fait l'autre quand on est dans l'opposition, et finalement ne rien changer et continuer sur une lancée quasi identique, même si elle est biaisée, c'est se moquer du monde. Alors oui, du changement, mais lequel? Parmi les trois finalistes d'après les sondages, l'un semble avoir la carrure (maîtrise la plupart des sujets abordés), l'autre non (semble réciter sa leçon en bon écolier), le troisième on ne sait pas, quant aux programmes...
Autre chose, étant donné le grand nombre de candidats, alors que le système de parrainage devait limiter ce genre de choses, on risque encore une fois d'avoir une drôle de surprise après le premier tour. Le système de parrainage actuel est donc devenu une arme électorale : tu es de mon parti, tu as l'investiture. Si tu ne l'es pas alors il faut que tu puisses gêner le/les adversaires du candidat de mon parti.

En attendant, on appréciera les petits gestes faits ici ou là, le dernier en date concernant ces nouveaux fonctionnaires que sont les médecins, lesquels ont juré de soigner sans chercher à s'enrichir, mais qui réclament chaque année une augmentation du prix des consultations, augmentations même plus compensées, sachant qu'on est dans un contexte de trou béant du système de sécurité sociale et qu'on demande aux français de faire des efforts.

**SOUPIR**