On savait déjà qu'on pouvait taper les profs, ça ne rapportait pas gros en terme de peine, en tout cas moins qu'un arbitre. Encore heureux que nous sommes en campagne électoral et que certains s'empressent de vouloir augmenter les peines de ceux qui prennent les profs pour des punching-ball. J'étais pourtant persuadé qu'agresser un enseignant, c'est à dire un fonctionnaire de l'Etat (Avec majuscule notez bien) dans l'exercice de ses fonctions, ça devait être sévèrement puni, puisqu'à côté de la personne physique, c'était le symbole de sa fonction qui prenait des coups aussi... mais j'ai du réver. Ou alors les enseignants ne sont pas des fonctionnaires, au choix.

On savait également que ceux qui avaient la chance de se faire poignarder, étaient non pas des victimes, mais des coupables quelque part.

On sait également, qu'ils sont soumis à un droit de réserve, comme tous fonctionnaires d'Etat d'ailleurs il me semble (ceci ne concerne pas les informateurs anonymes, fonctionnaires de haut vol par ailleurs, fournissant des informations dites sensibles à une certaine presse). La loi n°83-364 du 13 juillet 1983 précise d'ailleurs que (Article. 6, al. 1.) La liberté d'opinion est garantie aux fonctionnaires et fait même référence à la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789 qui précise (Article 10) que Nul ne peut être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la Loi. et (Article 11) La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre à l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi (je vous laisse lire le reste du texte).

Ce qu'on ne savait pas encore, c'était que posséder un blog avec un titre plutôt vague, publier sous pseudo, ne jamais citer de nom de lieux ni de personnes, ça pouvait être censuré comme ce blog de prof censuré.

Que va-t'il m'arriver? Ah ben que je suis bête, je ne parle pas de mon travail quotidien, je reste bien vague.. car le premier devoir d'un enseignant : ne pas faire de vague, c'est en fait le seul qu'il est impératif de respecter comme me l'a expliqué jadis un collègue (pas de nom, ni de lieu, ni de date).

Edit : ils en parlent :