Chikungunya - Grippe aviaire : même combat?
Par Stéphane Bonhomme le vendredi, février 17 2006, 18:41 - Opinion - Lien permanent
En effet, quand on voit comment est gérée l'épidémie de chikungunya sur l'île de la Réunion, il y a de quoi être inquiet :
- mauvaise information de la population quant au traitement de prévention (tardif) effectué pour lutter contre le vilain moustique : résultat, on entend tout et n'importe quoi (le produit épendu serait inactif selon certaines conditions...) et certains refusent de voir traiter leur domicile (à cause de la toxicité du produit utilisé, toxicité réelle ceci dit, jugez par vous même)
- mauvaise ou pas d'anticipation de l'étendue des dégâts, ce qui a entraîné des retards dans le traitement des zones infestées et un envoi tardif de renforts...
- aucune sorte de solution médicale à l'horizon : pour un virus connu depuis les années 50 (du siècle dernier)... d'ailleurs la maladie était cataloguée comme peu dangereuse : les 50 morts suspectes vont sans doute faire changer l'opinion des décideurs sur le sujet.
La conséquence actuelle est que plus de 100 000 réunionnais touchés sur les quelques 700 000 que compte l'île, sans parler du fait qu'aucun vaccin ni médicament ne sont disponibles.
Et pourtant...Cette maladie est-elle nouvelle? Non, en 2005 on comptait déjà 12 000 cas (actuellement il y a 22 000 nouveaux cas par semaine) sur l'île de la Réunion. Sinon depuis au moins 2002 (4000 cas environ) la maladie était connue sur l'île de la Réunion[1]. En résumé, comme la lutte contre le vecteur (le moustique Aedes albopictus[2]) est perdue d'avance (en Camargue, dans le Languedoc, et partout ou il y a des zones infestées de moustiques on a seulement réussi à les rendre multi-résistants à toute sorte de toxines), il ne reste plus qu'à trouver un vaccin contre cet arbovirus, avant qu'il n'arrive en métropole (ou ailleurs), puisque le moustique en question y est déjà lui...
Donc on résume : mauvaise information de la population, pas ou pas assez de solutions de traitement, peu d'anticipation... vous savez à quoi vous attendre pour la grippe aviaire, si jamais elle devient transmissible d'homme à homme bien sûr. Ou alors, on peut être rassuré d'habiter en métropole, car après tout l'île de la Réunion c'est loin, très loin, ceci expliquant cela...
Pour en savoir plus :
- sur le site du Ministère de la Santé,
- une liste de liens.
Commentaires
L'épidémie continue . Après une petite acalmie probablement dûe aux 2 semaines de mauvais temps, ca repart.
J'ai encore vu 3 nouveaux cas en consultation ce jour à St Denis.
Les informations de base en prévention ne sont pas passées:
- La maladie est transmise par un moustique,
- les nouveaux malades du chik sont dangereux pour leur famille et leurs amis durant une semaine. a noté que l'éviction scolaire des enfants malades n'est toujours pas officielle.
- les lieux publiques sont potentielment dangereux aux heures de pointes de l'Aedes ( 17H- 21H )
- Les moustiquaire de fenetres imprégnées peuvent réduire durablement le nombre de moustique. Mais le tulle et le matériel d'imprégnation longue durée sont peu disponibles.
- les répulsifs tro ou mal utlisés peuvent être dangereux ( plus que la chik chez un enfant ? )
Certaines actions n'ont toujours pas démarrées:
- Enquêtes rétrospectives et prospective en médecine générale pour connaitre le pourcentage de formes chroniques et atypiques. Pour savoir également , enfin, si il y des cas de réinfection ? Un malade déjà infecté doit-il continuer à se protéger avec des répulsifs potentiellment dangereux!
-Les médecins généralistes qui voient 95 % des cas de " chik" sont fortement limités dans la prescription des tests sanguins chik actuellement peu disponible et réponse e 3 ou 4 semaines. Malheureusement , nous ne pouvons répondre à de nombreux pateints qui s'interrogent s'ils ont déjà été infectés. Nous ignorons tout des formes '"non classiques" de chik.
- études sociologique pour savoir quels sont les facteurs de risques d'être infecté ( enfants à la maison, sortie fréquante hors de son domicile, travail agricole, facteur social, densité d'habitants...)
- cette étude permettrai de redéfinir une campagne de prévention
- une coordination des actions réunionnaises et de la communication des différents services public intervenants sur le chik semble indispensable pour éviter la cacophonie et regagner la confiance de la population;
pour plus d'informations, visitez le blog :
CHIK PLANETE :
chikplanete.blogspot.com/
Hello,
L'arrivée du printemps et le CPE nous détournent du sujet de la grippe aviaire.
Pour autant l'OMS reste vigilante.
Nous sommes toujours en phase 3 de l'alerte, le stade pré-pandémique.
On aurait tort de prendre à la légère le phénomène d'autant que la période
d'incubation peut nous révéler, plus tard, une très désagréable surprise.
Pensons aux vacances pendant que le virus prends des forces.
Son objectif est de vivre, par tous les moyens, y compris à nos dépends.
Les vaccins "trouvés" pour l'homme sont complétement bidons
car on ne sait pas encore à quoi va ressembler le futur virus.
L'industrie pharma a pour habitude louable d'étudier de nombreuses années
un virus avant d'en faire un vaccin, c'est à dire un virus sans danger inoculable.
Ici, nous avons affaire à de la manipulation digne de l'apprenti sorcier
en introduisant un virus dont on sait finalement peut de choses.
Dans le cas présent, nous n'avons aucun recul puisque
ce virus mutant n'existe pas encore.
Un site plutôt bien renseigné auprès de l'OMS, de l'AFSSA ainsi
que d'autres sources fiables et officielles nous instruit sur les risques
de la pandémie de grippe aviaire :
www.grippe-aviaire-infos....
Serge