• les premiers sont de plus en plus nombreux dans le secondaire, les seconds de moins en moins nombreux,
  • les premiers sont animés par des préoccupations plus hormonales que intellectuelles, les seconds combattent la paresse intellectuelle des premiers tout en gardant à l'esprit que l'enseignement se fait dans la répétition,
  • les seconds ont pour consignes de faire aimer les sciences aux premiers mais ils se heurtent à plusieurs d'obstacles :
    • les crédits en diminution (alors qu'ils sont en perpétuelle augmentation au niveau national), ou alors c'est le prix du matériel qui augmente, au choix,
    • les élèves qui ont de plus en plus de mal à ingurgiter les objectifs cognitifs et méthodologiques,
    • les élèves sont de plus en plus nombreux dans les classes,

Mais les seconds se rassurent en se disant que vu les quotas officiels délimitant les objectifs de réussite au bac (par exemple), et vu les moyens mis au point pour y arriver, ils auront encore un pourcentage de réussite au bac très élevé dans leur classe, alors même que la moyenne annuelle de la classe dans la discipline permettait d'en douter. Bref, se sont de bons professeurs! Euh non, il paraît que ça ne se dit pas : il faut dire que ce sont de bons élèves (par contre si les résultats au bac sont mauvais, alors ce sont de forcément de mauvais professeurs).

Pour résumer, on constate depuis pas mal d'années qu'en augmentant les effectifs dans les classes, en réalisant de plus en plus un enseignement de masse et de moins en moins un enseignement personnalisé adapté aux difficultés de chacun des élèves et en diminuant les objectifs cognitifs (en nombre comme en niveau), les élèves réussissent de mieux en mieux au bac. Cherchez l'erreur!

Perspectives d'avenir : transformer les rectorats en data center dédiés à l'éducation, donner (ou toute autre solution rapportant de l'argent de préférence) un ordinateur à chaque élève pour toute sa scolarité. Les évaluations seraient faites par QCM dont le traitement serait automatisé : plus besoin de profs. Sans doute la meilleure solution. Bien sûr, les parents les plus aisés pourraient s'offrir les services d'un vrai enseignant... En tout cas, l'Education Nationale ne serait allègrement plus un mammouth, sans compter qu'un ordinateur est multi-tâche, flexible car reprogrammable à volonté (voire mieux, recyclable), et ne se nourrit que d'un peu d'électricité.