Une Croix Rouge sur l'aide en France, un gribouillis ailleurs
Par Stéphane Bonhomme le jeudi, décembre 29 2005, 14:38 - Opinion - Lien permanent
Je vais aborder un sujet délicat, car à la limite du tabou, puisque touchant le domaine de l'humanitaire, tout du moins présenté comme tel. Et oui, c'est la saison!
Alors pourquoi ce titre? Parce que la Croix Rouge fait partie des organismes pour lesquels je ne verserai jamais (à priori, mais seuls les idiots ne changent pas d'avis, comme on dit) un cent d'euros.
En ce qui concerne les dirigeants de la Croix Rouge, on a vu passer Mme Georgina Dufoix (sang contaminé – le fameux responsable mais pas coupable est resté dans la mémoire de beaucoup de monde) à la présidence de cette association, suivi quelques temps plus tard de sa démission pour les raisons que l'on connaît. Ensuite mais plus tard, M Jean-François Mattei en décembre 2004 (tout le monde se souvient de la gestion désastreuse en France de la canicule de l'été 2003).
Alors que penser de la fermeture de dispensaires dans le 93 pour cause de rentabilité? Que penser du fait que des employés français de la Croix Rouges manifestent?
Bref tout ça pour dire que cet organisme gère très mal son image médiatique, donc n'inspire pas confiance, et ce n'est pas un mannequin blond qui me fera changer d'avis.
Et pendant ce temps là :
- la polémique enfle autour des dons concernant le tsunami de décembre 2003 (Liberation.fr, l'Express.fr...) - vivement le rapport de la cour des comptes,
- la presse exhibe les nouveaux (et trop nombreux) bateaux donnés aux pêcheurs d'Asie du sud-est, lesquels arborent fièrement le logo de l'ONG dite humanitaire (ou pas) donatrice, dans le genre pub déplacée, ce n'est pas mal du tout (sans parler du côté organisation anarchique de l'aide ou de l'impression de compétition entre ONG qui en découle),
- Phuket (en Thaïlande), le lieu ou il y a eu le moins de dégâts et de victimes mais qui est le plus médiatisé et touristique, est quasiment reconstruite avec l'aide des ONG, d'autres en Indonésie par exemple (laquelle a subi beaucoup plus de dégâts en terme humain et matériel), n'ont encore rien reçu,
- l'écosystème de cette région déjà en danger subit les constructions anarchiques, l'exploitation intensive du bois, la pêche intensive du fait de l'explosion du nombre de bateaux...