Remercions donc les membres de ces partis d'avoir ainsi vidé de son sens un tel mot, obligeant ainsi à des pirouettes linguistiques pour désigner des personnes étudiant l'environnement et souvent préoccupées par l'état de délabrement sans cesse grandissant de celui-ci. Ces gens, ce sont les (scientifiques) défenseurs de l'environnement. Ce sont ceux dont on n'entend jamais parler, vous savez, ces passionnés inoffensifs mais souvent efficaces sur le plan local (je ne parle donc pas des spécialistes des coups médiatiques, se plaçant plutôt sur le plan politique eux).

Et oui! L'écologie, voire l'écologisme et donc plus vulgairement parlant le respect de l'environnement, est l'affaire de tout le monde. Elle commence par le civisme, en voie de disparition dans nos contrées (décharges sauvages, trottoirs transformés en poubelle...), et continue par le respect de son prochain en commençant par nos propres enfants et de l'héritage environnemental que nous allons leur laisser. En tout cas, nos dirigeants ne sont pas trop préoccupés par ces détails (centres d'enfouissement de déchets toujours en activité, incinérateurs, absence de stations d'épuration des eaux usées et de ruissellement...) sauf peut-être par la pollution atmosphérique générée par les voitures, et encore. Les fabricants, au sens large, ne le sont pas davantage (conditionnements faits avant tout pour attirer l'oeil de l'acheteur potentiel, et souvent pas du tout biodégradables...).

Bref, l'écologie, mot inventé en 1866 par un biologiste allemand, est détourné de son sens depuis quelques dizaines d'années car c'est désormais du vent dans le sens médiatique, donc populaire, du terme.