Et oui, un trajet Marseille-Nice est très risqué par temps de Festival de Cannes. Sur une autoroute à 3 voies (autoroute A8), il vaut mieux éviter d'utiliser la voie de gauche, puisque vous êtes un véhicule lent (il faut en effet dépasser le 160 Km/h, et encore, pour éviter de gêner les gentils estivants fortunés), la voie de droite est occupée par les camions et autres conducteurs souhaitant tout simplement profiter du paysage et donc ne dépassant pas le 110 Km/h (et encore). Enfin, quand je parle de voie de droite, il faut comprendre que c'est la voie du milieu qui est principalement occupée puisque la voie de droite salit les pneus, c'est bien connu. Bref, pour doubler tout ce beau monde, il faut :

  • vérifier les rétroviseurs (il faut regarder loin derrière pour éviter les surprises, mais en cette période, ce n'est pas suffisant),
  • accélérer comme un malade en vérifiant (encore) qu'une Ferrari ne déboule pas d'un coup à plus de 200 Km/h,
  • après une troisième vérification, on met le clignotant pour être sûr que quelqu'un arrivant vite derrière (et pas encore visible dans le rétro) le voit,
  • on continue d'accélérer pour changer de voie (ce qui nécessite un respect strict des distances de sécurité, sinon on ne peut pas prendre assez d'élan),
  • on double vite,
  • on se rabat vite vu qu'entre temps une voiture, apparue par magie derrière vous, s'impatiente car vous avez osé la faire ralentir,
  • on freine car le conducteur de la voiture de devant a pris peur par le bruit de la voiture de luxe accélérant.

Et vous savez quoi ? Habituellement, ce parcours est truffé de radars, et bien là que nenni : personne. De là à penser qu'ils sont tous à Cannes pour assurer la sécurité de ces chères stars il n'y a qu'un pas. Après tout, qui suis-je pour espérer que le code de la route soit appliqué par tous et tout le temps ?