Le nouveau décret, à savoir le décret n° 2007-187 du 12 février 2007 modifiant les décrets n° 50-581, n° 50-582 et n° 50-583 du 25 mai 1950 relatifs aux obligations réglementaires de service du personnel enseignant du second degré et les décrets relatifs à leurs statuts particuliers comme on dit chez nous, vient de paraître sur Legifrance.
Je me limite à une courte réaction à chaud.
Comme prévu, tout un tas de conditions qui font qu'un enseignant de SVT voit ses chances de pouvoir bénéficier de l'heure de première chaire divisées par deux (voire davantage). Ce qui fait qu'un certain nombres d'heures seront ainsi libérées, donc les créations de postes et/ou les renouvellements en cas de départ à la retraite ne se feront pas, et par conséquent bibi va rester très longtemps TZR à ce rythme.
Le texte prévoit le cas ou l'enseignant devra enseigner dans trois établissements situés dans deux communes non limitrophes... ça promet, surtout que les rectorats n'ont pas forcément une notion de commune limitrophe identique à la logique humaine.
Et maintenant on va pouvoir être obligé, dans l'intérêt du service, d'enseigner dans une autre discipline que celle passée au concours, sachant que seuls ceux qui ont passé une mention complémentaire (la bleusaille pour faire court) auront une prime en plus pour ça, les autres non... Ce n'est pas une forme de ségrégation ça?
Une dernière.
Le décret de 1950 ne prévoyait que des classes de 35 élèves (et éventuellement plus de 35), maintenant, le cas des classes à plus de 40 élèves est clairement envisagé. Après on nous montre en exemple le système éducatif finlandais exemplaire de réussite... avec ses 20 élèves max par classe (entre autre).
Et j'en passe... de toute façon, les analyses plus poussées vont fleurir ici ou là dans les jours qui viennent. Moi je ne me fais plus trop d'illusions sur ma condition de TZR, j'espère seulement pouvoir n'enseigner que les SVT et ne pas avoir à devoir enseigner autre chose (sinon j'aurais passé le concours correspondant).
Enseignant, un métier d'avenir paraît-il, il faut redorer le blason des enseignants qu'ils disaient, bel exemple concret dirons-nous.