Le constat :

  • candidate qui s'est fait battre aux dernières présidentielles car, au jeu de la comm, n'a pas su rallier à elle les voix de son propre camps;
  • candidate qui a fêté sa défaite comme une victoire, tout en haut d'un immeuble, façon Staline grande époque;
  • candidate qui après sa défaite, à avoué que son programme était un grand n'importe quoi[1].

Avec un tel palmarès, cette ex-candidate aurait dû signer son arrêt de mort politique, mais non. Elle disparaît adroitement et brutalement des écrans, laisse le vainqueur seul devant les feux des projecteurs, puis réapparait brutalement, en cette nouvelle année, pour présenter ses voeux à la France : mais qu'est-ce qu'on s'en fou! Pour qui se prend-elle? Le plus beau? C'est que ça marche : et revoilà le plan de comm en action, et revoilà la même stratégie que celle employée quelques mois avant les présidentielles. Comme si, pour conquérir le fauteuil de premier secrétaire d'un parti, il fallait d'abord conquérir les français (ou les journalistes?).

Bref, j'ai du mal à comprendre comment une stratégie pareille peut re-fonctionner de nouveau! Nouvelle année nouvelle personne? Que nenni, la France est championne du recyclage en politique, et si ça va si mal, c'est parce qu'on passe notre temps à se persuader qu'on va faire du neuf avec du vieux. De ce point de vue, le système américain est intéressant : tu perds, tu dégages définitivement!
L'autre remarque étant : pourquoi se sont toujours les mêmes qui sont élus? La réponse est double :

  • le français possède une mémoire tampon de courte durée (durée inférieure à quelques mois) : on peut donc faire et dire n'importe quoi, seuls quelques idiots s'en souviendront;
  • la jeune classe politique n'inspire pas du tout confiance : ils sont pires que ceux qui sont déjà en place (d'ailleurs ils devraient être rapidement édentés, tellement les crocs raclent le sol très tôt).

La politique people a de beaux jours devant elle. Pour moi, entre l'ex-candidate et l'actuel président je ne vois aucune différence, si ce n'est que l'une est une femme qui tire trop sur la fibre féministe (au point de finir par dire des énormités[2]), l'autre est un homme que le luxe attire[3].

Quand l'altruisme et l'hypocrisie sont dans un bateau... Celui-ci s'appelle politique.

Notes

[1] bon ce ne sont pas les propos tenus, mais quand on dit que certaines de ses idées sont irréalistes et irréalisables, ça veut bien dire la même chose.

[2] Souvenez-vous, de l'accompagnement de tous les fonctionnaires femmes par des policiers après le boulot...

[3] Les deux étant abonnés à "Voici", "Gala"...