Ubuntu, re-tentative
Par Stéphane Bonhomme, mardi 1 mai 2007 à 17:24 :: Divers :: #123 :: rss
J'avais déjà testé cette distribution il y a fort longtemps (à l'échelle des temps informatiques). Là je suis parti d'un CD qui traînait sur le bureau (à l'occasion d'un nettoyage de printemps) soit la version 6.06 de Ubuntu pour voir ce que ça pouvait donner. C'est là que j'ai vu que je n'avais pas mis mon nez depuis longtemps dans un système Linux, et que ma bonne vieille Fedora, correctement configurée, ne me posait plus aucun problème... comme quoi ça s'oublie, ce n'est pas comme le vélo.
Au passage, ce billet me servira de pense-bête :)
La version de l'ISO choisie était une alternate. Disposant d'un disque dur SATA de 160 Go, je ne me suis pas posé de questions pour le partitionnement : LVM se débrouille tout seul. Bon point, avant c'était impossible, Fedora étant la seule à être capable de faire ce genre d'installation en automatisé (oui ça date).
Une fois toute l'installation terminée (réseau en DHCP beurk mais bon), première suprise, les partages Windows (sur une autre machine du réseau local) sont accessibles sans avoir eu à mettre les mains dans le cambouis. Le notificateur de mise à jour s'affole, il y a quelques 250 Mo de paquets à mettre à jour... il faut dire que je ne sais plus depuis quand j'ai ce CD, d'ailleurs, la version 7.04 est disponible depuis longtemps aussi :) Donc mise à jour de tout pendant qu'on y est.
Une heure plus tard, 1Go de téléchargement plus tard, une mise à jour de version plus tard aussi donc, on passe enfin aux choses sérieuses.
Le scanner SCSI (Epson GT-7000 photo).
Clic de base via le menu, pas de scanner. Mauvais point, Fedora est capable de configurer ça tout seul.
Bien sur, si un sane dans un terminal ne donne rien, un sudo sane permet de voir que le scanner fonctionne à merveille en mode root (en tout cas, pas besoin de vérifier que le support du SCSI soit actif via lsmod | grep -i sg). Dans la mesure ou j'ai vieilli ;), un peu de lecture via man sane-scsi [1] me rappelle la démarche toute bête :
- trouver ou est le scanner via sudo sane-find-scanner ce qui donne, dans mon cas /dev/sg0
- vérifier qu'un groupe scanner (par exemple) existe dans /etc/group
- mettre le périphérique correspondant au scanner (/dev/sg0) dans le groupe scanner via sudo chgrp scanner /dev/sg0
- modifier les permissions via sudo chmod 660 /dev/sg0
Et là, autre suprise, si le scanner fonctionne bien, à la fermeture, des messages d'erreur qu'un simple sudo chmod 666 ~/.sane/xsane/ corrige (trouvé via cette page.
Un petit doute quand même : après un reboot, il faut recommencer l'opération (tout comme les versions de Fedora jusqu'à la Core 4 d'ailleurs). En prime, je m'aperçois, au gré des démarrages que le scanner est soit à /dev/sg0, soit à /dev/sg2 ... la faute aux périphériques SATA (disque dur et graveur), à LVM, ou une combinaison de tout ça ou à autre chose? Aucune idée... Toujours est-il qu'il m'a suffit de créer un lien symbolique entre /dev/sg0 qui existe et /dev/scanner qui n'existe pas en faisant sudo ln -s /dev/sg0 /dev/scanner suivi de toutes les opérations précédentes.
Problème réglé (en espérant que j'ai bien retranscrit ce que j'ai fait).
Les périphériques externes de stockage se branchant sur port USB.
Là ou avec Fédora Core 5 je devais encore bidouiller, strictement aucun problème ici. Il faut juste penser, mais ça c'est logique (quoique pas forcément pour un utilisateur venant de windows, si certains viennent lire ceci), à démonter le volume avant de le retirer physiquement de la prise USB. Bon point donc.
L'imprimante réseau (Brother HL-5270DN)
En passant par l'utilitaire proposé dans Système/Administration/Impression suivi d'un simple clic sur Ajouter une imprimante, on rentre l'adresse IP de l'engin, il propose le bon pilote (non disponible sous Ubuntu 6.x d'ailleurs) et ça marche impec, recto-verso y compris... Bon point encore.
Le réseau.
La configuration et la connexion au Lan s'étant faite toute seule (DHCP) c'est une question de goût bien sûr, moi je n'aime pas. D'un autre côté, durant l'installation, je n'ai pas cherché à voir si on pouvait faire ça manuellement. Ceci dit, tout est modifiable facilement à la souris encore.
Le partage des fichiers peut se faire entièrement à la souris (tout comme Fedora). Si vous voulez activer cette possibilité, certains paquets (concernant bien sûr Samba et NFS) seront installés (comme d'habitude, l'ordi sous windows est myope donc met du temps à voir quoi que ce soit de changé sur un réseau au démarrage). Ceci dit, dans le menu ils oublient de dire qu'il faudrait penser à créer des utilisateurs pour Samba, sinon les dossiers sont bien partagés, mais on ne peut pas y accéder...[2] Donc le truc tout simple, on jette un coup d'oeil au fichier de configuration de Samba /etc/samba/smb.conf, on en profite pour vérifier l'authentification en l'adaptant à ses besoins, et on crée, dans un terminal, un utilisateur pour Samba via la commande sudo smbpasswd -a pseudo (pseudo étant le login pour l'utilisateur). Plus de détails en faisant un man smbpasswd[3] et documentation sur le site de Ubuntu-fr.org.
L'offre logicielle.
Je ne vais pas du tout vous faire l'inventaire de ce qu'il y a là-dedans, vu que vous aurez tout sur cette page entre autre.
L'intérêt d'une distribution, est de pouvoir offrir des logiciels proches ou en tout cas compatibles avec ceux utilisés sous Windows[4]. En clair, La suite OpenOffice, Firefox dans leurs versions les plus récentes (ce que n'offre pas Fedora, sauf si vous avez du temps à perdre à compiler vous même - méthode fortement conseillée- ou à risquer de mettre en l'air votre système avec des paquets d'origine douteuse).
Conclusion, bon point encore.
Conclusion générale.
Mon avis sur cette distribution est globalement positif : l'installation est aussi simple que sous windows (surtout si vous optez pour la version Desktop) et la configuration n'est pas plus compliquée, sauf que là, vous comprenez enfin la différence qui existe entre un administrateur et un utilisateur (comme c'est le cas pour toute distribution Linux d'ailleurs). Cette distibution est à la portée de tous ceux qui sont capables d'utiliser et d'administrer correctement (donc pas comme des sauvages) une station windows.
Pour mon cas personnel, je pense que je vais garder cette distribution pendant quelques temps au moins, sauf si l'ajout de matériel pose problème (webcam, un autre disque dur...).
Notes
[1] pas besoin de vérifier le sane-epson, je sais que ce scanner fonctionne sous linux avec les noyaux récents.
[2] D'ailleurs ça m'a permis de voir (ou alors j'ai loupé un truc) que pour faire une configuration fine de Samba comme des services en général, il fallait passer par la ligne de commande.
[3] Au passage un smbclient -L localhost permet de voir ou on en est question serveurs et partages.
[4] Oui je suis encore obligé d'utiliser cette cochonerie car dans l'Education nationale, le Libre est avant tout un effet d'annonce, pour le reste c'est MSDNAA powa!
Commentaires
1. Le vendredi 20 juillet 2007 à 11:00, par Le Professeur Carbure
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