La qualité de l'air est très bonne en France.

On ne reviendra pas sur le tout voiture qui se traduit d'une part par l'absence de développement des transports en commun dignes de ce nom en dehors des grands centres urbains (c'est pas rentable), sur l'augmentation des payages d'autouroute maintenant privatisées, augmentation de 2% en moyenne, mais dans les faits de plus de 10% sur certains tronçons (les plus rentables) et pas d'augmentation sur d'autres (ceux qui sont les moins utilisés). On se demande bien la raison de ces augmentations car rien n'est fait pour piéger les émissions polluantes (à côté du CO2, il y a NOx, le CO, les hydrocarbures imbrûlés...) des véhicules circulants : ah c'est sûr, ça implique de regoudronner, mias il semble que ça pourrait changer, moyennant de nouvelles hausses.
On ne reviendra pas non plus sur la politique française du transport de fret, quasiment proche des 100% camions. La France étant une sorte de carrefour des routes commerciales, 2-3 lignes de trains dédiées au fret bien placées auraient pu arranger grandement les choses, mais non, il vaut mieux faire des lignes TGV, ça rapporte plus (on nous promet du changement dans pas longtemps). Le transport par voie fluviale se développe, mais doucement, celui par cabotage se développe, mais encore moins vite (et d'ailleurs se pose un autre problème car utiliser des bateaux poubelles c'est risquer de provoquer de nombreuses mini-marées noires...)
On peut par contre revenir sur les stations services. En France, le carburant coûte cher, très cher, sans que personne ne puisse expliquer pourquoi les carburants des grandes surface coûtent moins cher que celui des grands groupes pétroliers. Ce qui est sûr c'est que bien souvent les pompes ne sont pas équipées de récupérateur de vapeur de benzène en particulier, de vapeur d'hydrocarbure en général (c'est le même mécanisme de toute façon). Et oui, l'essence c'est bien, ça pollue moins que les diesels parait-il, sauf que monsieur tout le monde qui va faire son plein pollue l'air en permettant le rejet de benzène[1], donc il se gaze (c'est son choix, sauf s'il n'est pas au courant), mais gaze aussi tout le monde (c'est le même problème que les fumeurs passifs en fait). Tout ça parce que les carburants sans plomb intègrent une grande quantité de benzène (on parle de 1% aux dernières nouvelles). Cette cochonnerie étant reconnue comme cancérigène depuis au moins 20 ans. Mais comme pour l'amiante, étant donné que celui qui fait le plein ne reste pas longtemps au contact de ce produit très volatile, le risque est donc limité, on prendra des mesures quand beaucoup de monde développera sa leucémie et que quelqu'un attaquera en justice un groupe pétrolier car il aura pu faire le lien entre sa leucémie et les vapeurs de benzène échappées des stations services. Ça c'est de la politique préventive bien de chez nous[2].
Encore un exemple?
Pour la forme, les bois traités et les panneaux de particules rejettent des quantités massives de formaldéhyde[3] classé comme cancérigène certain depuis juin 2004. C'est bon d'être chez soi hein! Les choses semblent évoluer également, mais pas très vite.

Il semble plus facile de changer les gaz propulseurs destructeurs de la couche d'ozone des bombes aérosols, que de préserver la santé de tout un chacun. On se réveillera, comme d'habitude trop tard, quand beaucoup trop de monde aura succombé à tous ces magnifiques produits. C'est beau le progrès. Mais ne vous inquiétez pas, tout ça va changer, on ne sait pas trop quand, car en France on préfère le curatif au préventif dans ce domaine comme dans d'aures, l'excuse du on ne savait pas a encore de beaux jours devant elle.

La pollution des eaux (de surface comme souterraines) est inexistante en France.

Actuellement, plus de 80% des eaux de surface sont polluées, plus de 50% des nappes phréatiques également. Les sécheresses qui se succèdent aggravent le phénomène, puisqu'elles augmentent les concentrations des polluants. Les causes?

L'agriculture et leurs engrais

Demandez aux bretons.

L'agriculture et les herbicides

Le glyphosate (autre lien), l'herbicide le plus vendu en France, dont le produit de dégradation, le si dangereux AMPA, se retrouve dans les eaux françaises. Peut-être allez vous cessez d'utiliser Roundup et compagnie maintenant.

L'agriculture et les pesticides

J'en parle plus bas en détail. L'essentiel à retenir est que ces pesticides, d'après une étude publiée en 2006, augmenteraient les risques d'être atteint par la maladie de Parkinson, en provoquant l'apparition de mutations, rien que ça.

Ah, et surtout ne parlez pas de solutions alternatives telles que le purin d'ortie (utilisable en tant qu'engrais et anti-puceron, mais je n'ai surtout rien dit) : ce serait mal vu car ce n'est pas un produit phytosanitaire homologué par qui de droit...

L'agriculture et l'élevage intensif.

On a encore du mal à valoriser les lisiers, les unités de méthanisation productrices de biogaz sont pour les autres, ça coûte trop cher...

Les stations d'épurations marchent bien en France...

Sauf pour les zones qui ont une dérogation (spécialité française) souvent touristiques d'ailleurs.
Les stations d'épuration ont une capacité d'accueil fonction du nombre d'habitants. Si pour une zone peu touristique le problème ne se pose pas, pour une zone très touristique, la population estimée est bien souvent celle qui réside à l'année... donc pendant la saison touristique ça déborde. De toute façon, mise à part quelques pôles d'excellence (abondamment montrés à la télé, un peu comme l'arbre, celui qui cache l'absence de forêt), le but est de produire une eau politiquement pure, c'est à dire claire. N'essayez même pas de la boire, les substances non visibles sont bien souvent les plus dangereuses.
Un peu plus bas dans le cours d'eau ou sont rejetés ces eaux propres, ça pêche, et encore plus bas, ça pêche de façon professionnelle, ou ça cultive les mollusques. Ne vous étonnez plus des interdictions de ramassage de coquillage et autre en période chaude, c'est à dire là ou l'eau manque et donc là ou les polluants sont concentrés, permettant, dans certains cas, en prime, le développement d'organismes pathogènes.

Ah zut j'ai oublié de parler du traitement des déchets dits ménagers et de l'incinération... quoique, si vous suivez les informations, vous vous doutez qu'il y a un magnifique exemple de respect environnemental dans le sud de la France, du côté de Fos (projet d'incinérateur) et d'Entressen (décharge à ciel ouvert).

La pollution de la nourriture n'a pas lieu d'être.

Ceci dit, tant qu'on se contentera de pratiquer une agriculture intensive en vue d'obtenir des subventions européennes, on restera dans un contexte de paupérisation et de pollution des sols (et des eaux qui y circulent). La production de biocarburants par les lobbies de la betterave (il faut bien trouver d'autres débouchés, le prix du sucre subventionné a diminué) et des céréaliers en général ne va pas arranger les choses.

Vache folle.

La, normalement, cette maladie ne devrait plus reparaître : personne ne va plus oser donner de la viande à manger à des ruminants (ou plutôt si, ils doivent continuer, mais c'est plus contrôlé, gestion du risque oblige, scandale passé également). Ceci dit, le prion est toujours dans le pré, pas la peine de rêver. On peut donc estimer que l'on mange encore de la viande contaminée, mais comme on enlève les morceaux pouvant poser problème, le problème justement, n'existe plus.

Grippe aviaire et activité humaine.

L'exemple qui fait l'actualité est britannique (même si je m'écarte en apparence du sujet concernant la France seule) et en est une illustration parfaite. J'ai une ferme de volailles en Hongrie/Roumanie (touchée par la grippe aviaire). Je n'ai pas de conscience et dans une logique purement commerciale, je fais venir mes volailles de là bas, car ça coûte moins cher, et je ne fais surtout aucun contrôle. Bon je suis responsable de la propagation d'un virus qui donne la chaire de poule au monde, mais ce n'est pas grave, au pire je ne fais que perdre une partie de ma production.

Salade de pesticides.

Pensez à rincer à l'eau courante, battavia, laitue, feuilles de chêne et autres, ça enlèvera une partie des pesticides déposés à la surface de ces sympathiques végétaux. Bon il y en a aussi dedans, mais le risque est limité. Et surtout, mangez bien des légumes, les fibres permettent de diminuer statistiquement l'apparition de certains cancers.

Le pommier est un arbre très sensible aux parasites.

Le nombre de pulvérisations qu'il reçoit est donc très important car on dépasse la dizaine par an. Tout ça pour lutter contre la tavelure[4], l'oïdium, le chancre et toutes sortes de parasites insectes. Une fois ramassées, elles sont passées au fongicide. Zavez encore envie d'en manger? L'utilisation d'insecticides dits naturels n'est que très récente et encore très peu répandue[5]. A la limite, on préfère jouer à l'apprenti-sorcier et sortir des pommes modifiées génétiquement permettant de lutter contre une maladie en particulier, exemple de la variété Ariane.
En prime, petite info gratuite sur les pommes, et bon appétit.

Je m'arrête (j'ai oublié la listériose, les dioxines...), sinon on va tous devoir ne manger que de la nourriture spirituelle, théoriquement plus saine, quoique ça reste à démontrer ça aussi.

Pas d'épuisement des ressources naturelles en France.

Un seul exemple : la pêche, ou le coup de la spirale sans fin.
Ils pêchent avec des chaluts, ils raclent le fond, détruisent l'habitat des poissons, le poisson devient moins abondant, ils se plaignent de la raréfaction des poissons, manifestent contre les quotats. Donc ils augmentent la taille des chaluts, détruisent encore plus vite leur habitat, le poisson devient encore moins abondant... Certaines espèces de poissons sont en voie de disparition, même chose pour crustacés et coquillages... A la limite, ce n'est pas bien grave, le mythe du mange du poisson ça rend intelligent est malmené par le dernier aromate à la mode : le mercure.
Si vous n'aimez pas le mercure, en eau douce se serait plutôt le PCB (ah tiens il est cancérigène lui aussi) qui provoque l'interdiction de pêche en Rhone-Alpes et sans doute plus en aval aussi, selon les résultats d'analyse.

Bref, on vit dans l'ère de la chimie pour tous, particules chimiques qui, vu qu'on est plutôt du genre à se placer au sommet des chaînes alimentaires, sont de plus en plus souvent présentes et en grande quantité dans notre sang... Et après on va dire qu'il faut favoriser l'allaitement au sein des nouveaux nés.
Je ne dis pas qu'il faille retourner à l'âge de pierre, je dis simplement qu'il existe des produits de substitution et/ou des solutions alternatives à tout ce que j'ai cité plus haut (on a bien réussi à remplacer l'amiante par autre chose), que ces solutions ne sont pas forcément plus chère, mais qu'en l'absence de toute volonté de la part des fabriquants (changer la recette de son produit ça coûte cher, et tant que personne les y obligent ils se foutent bien souvent des conséquences) et de toute volonté de ceux qui pourraient obliger les premiers cités à changer leurs habitudes, on est mal parti.

En conclusion, ça me fait bien rire quand, sur la plan international la France est sur le devant de la scène en terme d'environnement, sachant que dans ses frontières, quasiment rien n'est fait pour respecter l'environnement. Le peu qui a été fait, vient souvent de décisions européennes appliquées avec retard (et parfois même sous contrainte), sans parler de celles qui ne le sont pas.
Ceci dit, ce n'est pas propre à notre pays, c'est plus ou moins pareil partout, mais la France n'est pas dans le groupe de tête des champions du respect de l'environnement en terme de qualité de l'air, des eaux, et de la nourriture par voie de conséquence.

Par ailleurs on peut prédire que la maladie de ce siècle sera le cancer sous toutes ses formes. Finalement, pas besoin de craindre l'émergence d'un organisme pathogène (muté ou pas) pour provoquer des dégâts dans la population humaine, nous sommes assez grands pour nous en charger tout seul.

Notes

[1] sympathique substance également utilisée dans la fabrication de pneus, de lubrifiants, de colorants, de détergents, de médicaments, d'explosifs ou de pesticides.

[2] On peut déjà parier sur les arguments des pétroliers du genre : on ne savait pas, aucune loi ne rendait la chose obligatoire, donc c'est pas notre faute, entre le plomb et le benzène, il faut choisir.

[3] qu'on retrouve également dans les mousses isolantes, laques, colles, vernis, encres, résines, papier, produits ménagers, pesticides, fumée de tabac entre autre.

[4] Si vous avez lu l'article jusqu'au bout, vous avez surement remarqué que dans l'agriculture biologique, on peut utiliser de l'urine de vache, voire même de l'urine humaine, pour lutter contre la tavelure. Bon, ce n'est pas sur les pommes non plus hein!

[5] lâcher des coccinelles qui vont manger les pucerons et ce sur plusieurs hectares c'est trop difficile, autant passer en hécilo en pulvérisant, ça va plus vite et c'est moins cher.